De Georges Aperghis (une étonnante oeuvre de jeunesse) à Jean-Luc Guionnet (pour Tarantino), de Gilles Gobeil (avec Camille Mutel) à Daniel Koskowitz (Danielle Gabou) ou Daunik Lazro (Aurore Gruel).
Du théâtre No aux transes africaines (Camel Zekri, Mahmoud Ahmed), la musique traverse en énergie pure les civilisations balayant d’un souffle les notions étriquées de genre. Si te texte (plus ou moins torturé) est très présent cette année (Sabine Drabovitch, Laurent Petitgand, The Room), les cabarets néo-punks de l’Escabelle et le Bal Inouï de conclusion (ou plutôt perspective...) transportent aussi une tradition populaire enrichie des expériences rock les plus expérimentales apportant vie et sens à ces rencontres uniques.
Si l’on attend de grandes premières (le mystérieux Johnny Dowd, en écho à la fureur de Cheresse), on guettera aussi les avancées électro-acoustiques de Jean Pallandre et de Bérangère Maximin, appréciant certainement le salutaire balancement qui s’opère entre les stridences bénéfiques des immenses ZU et les voyages d’Abs(.)hum... Comment enfin, écrire et entendre la poésie avec parfois tambours et trompettes mais aussi silences et mouvements...
A très bientôt, avec en tête et dans le coeur les basses vibrantes d’Olivier Paquotte que nous n’entendrons jamais plus. Cette édition est la sienne.
D.R.
© arnaud hussenot